47 Magazine - N° 39 : Septembre 2017

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page-10_XCG6479.jpg Cette panéliste d’Agrotec a, comme la majorité des autres testeurs, défini le yaourt en verrine anguleuse moins onctueux que celui en verrine ronde. L’aspect visuel est donc déterminant dans l’idée que le consommateur se fait d’un produit.
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Le label rouge

Pour qu’un produit obtienne le Label Rouge, ses producteurs doivent prouver à l’INAO (Institut national des appellations d’origine) qu’il possède des caractéristiques qui le distinguent, en termes de qualité gustative, d’un produit de comparaison dit standard. C’est le « profil sensoriel » qui permet de le déterminer. Par exemple, un poulet Label Rouge se doit d’être de texture plus ferme et moins grasse en bouche.

Ces propriétés doivent rester stables dans le temps. Elles sont donc contrôlées régulièrement. Les producteurs qui candidatent au Label Rouge doivent aussi apporter la preuve que leur produit est significativement plus apprécié que le produit de comparaison. C’est le test « consommateur » qui permet de le vérifier.

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Interview

François Germon, responsable technique analyse sensorielle Agrotec

Le laboratoire d’analyse sensorielle d’Agrotec organise entre 600 et 700 dégustations par an à la demande d’industriels de l’agroalimentaire. Pouvez‑vous nous expliquer ?

Nous travaillons pour la grande distribution dans le cadre du contrôle et du développement de leurs produits. Nous sommes également habilités par l’INAO (Institut national des appellations d’origine) pour homologuer et contrôler la qualité gustative des produits Label Rouge. Agrotec contrôle plus d’un tiers des produits Label Rouge français. Nous travaillons également pour des industriels aux niveaux local et national.

Qui sont vos panélistes ?

Nous avons deux panels : le panel « consommateurs », 3 500 personnes âgées de 7 à 77 ans, et le panel « profils sensoriels », 30 dégustateurs entraînés à définir les propriétés sensorielles d’un produit (intensités sucrées, de fermeté…).
Devenez panéliste : 05 53 77 20 51 ou degustateur@agrotec-france.com

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Rayonnement national

Agrotec emballe les marques

Pour inciter les consommateurs à acheter leurs produits, les industriels de l’agroalimentaire misent en premier lieu sur…l’emballage. Sa forme, sa matière, les promesses alléchantes qui figurent dessus… tout doit séduire pour susciter l’acte d’achat. Les industriels parlent alors « d’allégations sensorielles » et de « cohérence produit‑emballage ». Le Centre technique d’Agropole Agrotec à Agen a participé à un programme national de recherches sur ce sujet. Explications.

Aujourd’hui, les marques ne peuvent plus se contenter de faire de la publicité qui fasse rêver. Elles s’appuient davantage sur des promesses qui trouvent écho dans la réalité. Ces promesses ou allégations sensorielles sont destinées à déclencher le 1er acte d’achat et sont élaborées à partir des sensations perçues par le consommateur : olfactif (odeur), gustatif (goût), visuel (apparence, couleur), auditif (pétillement, crépitement, bruit…), tactile (consistance, rugosité).

Mieux comprendre les éléments déterminants les actes d’achat et les choix des consommateurs, analyser la manière dont ces allégations ont été exploitées sur l’emballage et s’assurer que le principe de « non‑tromperie » du consommateur ait bien été respecté, tels étaient les objectifs des travaux réalisés par Agrotec dans le cadre du programme national sur les allégations sensorielles*.


L'importance de la cohérence produit‑emballage


La cohérence produit‑emballage (ou transfert de sensation) est un élément très important à ne pas négliger. Plus les caractéristiques physiques de l’emballage correspondent aux propriétés sensorielles du produit emballé, plus la représentation que s’en fait le consommateur est proche de la réalité, plus il est satisfait lors de la dégustation. L’industriel qui met donc un produit sur le marché doit apporter une cohérence entre le produit alimentaire et l’emballage s’il veut fidéliser le consommateur.

Lors des travaux menés par Agrotec, le yaourt en verrine ronde a par exemple été significativement associé à un produit épais, très onctueux avec un arôme de crème développé et peu acide. À l’inverse, celui en verrine anguleuse a été associé à un yaourt moins onctueux, de consistance moyenne, sans arômes développés et plutôt acide. La verrine ronde a donc été privilégiée prouvant que dans l’imaginaire du consommateur, la forme de l’emballage du yaourt suscite des attentes très claires et tranchées et qu’elle a des répercussions directes sur l’intention d’achat. Ceci est vrai pour tous les produits et pas seulement ceux de l’agroalimentaire.

* Les participants à ce programme sont : les membres du Réseau mixte technologique Sensorialis et de Propack Food, coordonnés par l’Actia (Association de coordination technique pour les industries agroalimentaires).

Le label rouge Interview

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