Pour comprendre et mieux appréhender les possibles dégradations d'une chaussée, il faut savoir comment est construite une route. En général, elle est composée de trois parties superposées : couche de surface (couche de roulement et couche de liaison), couches d'assise (couches de base et de fondation), et la couche de forme posée directement sur le sol. Toutes les strates n’existent pas forcément. En effet, la construction d’une route dépend de la nature du sol support : argileux, alluvionnaire, rocheux… Plus il est dur et stable et moins il y aura d’étages. Inversement, s’il est meuble, plus il y en aura. C’est donc une sorte de mille-feuilles où les matériaux du haut sont des petits granulats et ceux du fond, plus gros.
Des matériaux bio-sourcés, des routes décarbonées
Adopter des matériaux bio-sourcés, c’est d’abord les essayer. Le Département via le parc routier a donc réalisé en 2023 un test avec une émulsion composée en partie de matière d’origine naturelle et renouvelable (substitution d’une partie du bitume d’origine fossile par un produit issu de la valorisation du pin). Une surface d’environ 4 000 m² sur la RD429 (trafic faible avec peu de poids-lourd) a donc été réalisée à St-Maurice-de-Lestapel avec ce nouveau produit. Afin de pouvoir comparer, la seconde partie de la route a été traitée avec une émulsion classique. Trois ans après, le vieillissement de cet enduit est normal et identique sur les deux types de produits. Alors, fin juin, le Département a renouvelé l’expérience sur une route plus fréquentée en poids-lourds (D427 à St-Léger) et sur une surface plus importante (14 000 m²).

