Vingt ans en arrière, Jacques Testet bâtit, pièces après pièces, une des curiosités qui rend unique son village de Soumensac au Nord du département. C’est dans une bâtisse achetée à la fin des années 90 que se cache son musée. Ou plutôt ses musées. « On retrouve ici, dans des salles bien séparées, une collection d’outils anciens, une autre de poupées folkloriques et une troisième salle dédiée aux fers à repasser », explique‑t‑il. Trois espaces où les visiteurs se baladent parmi des objets du quotidien dont la patine du temps a conféré un lustre patrimonial.
Déformation professionnelle
Le Lot‑et‑Garonnais a ouvert son premier musée en 1997. Comme une déformation professionnelle, cet ajusteur à la retraite se retourne sur ses années de labeur et sur le trésor qu’il s’est constitué au fil des ans. Des caisses d’outils anciens s’entassent dans son atelier. De cet ensemble disparate de serpettes, couteaux, ciseaux il en fera un fonds complet retraçant l’histoire de l’homme et de sa créativité, de la préhistoire à nos jours.
Trois années plus tard, les poupées entrent à leur tour dans l’une des pièces du musée. L’histoire personnelle de Jacques, là encore, le pousse à valoriser ce pan d’un patrimoine insolite. Sa mie est une habilleuse de poupées reconnue et talentueuse. Le souci du détail de chaque poupée en fait pièce de collection. Peu à peu, des centaines de figurines prennent place où les modèles du XIXe siècle côtoient ceux des années 50.
L'esprit de transmission
Douze ans plus tard, la réputation des musées et de leur propriétaire remonte aux oreilles d’une famille parisienne dont le patriarche, teinturier de haut vol, vient de décéder et laisse une collection de fers à repasser. Jacques Testet est contacté et séduit. Cet amoureux du travail bien fait succombe à ces objets pour le moins insolites... mais si instructifs.
Il met la main sur des pièces chinoises datant du Ve siècle, une simple casserole en cuivre, et sur d’autres plus récentes mais tout aussi uniques, d’exemples de fers à repasser de différentes matières. « Un temps où l’outil était fabriqué pour durer et pour être transmis à ses enfants. Si j’ai ouvert ces musées, c’est pour éviter que tout une partie de notre histoire finisse chez le ferrailleur. »
C’est cet esprit de transmission qui guide toujours Jacques Testet et rend ses musées uniques dans la région.
Musée de l’outil manuel, des poupées et des fers à repasser Les collections en images




