Avec l’ouverture d’un ludoparc aquatique en 2009 à Nérac, la piscine de plein air faisait double emploi. La municipalité a donc souhaité la transformer en bassin couvert afin de la rendre utilisable toute l’année, notamment pour les scolaires. Le projet a été confié au cabinet d’architecte Po et Po qui a proposé de garder le bassin principal de 25 m et la tribune commune avec le stade voisin pour les refondre dans un nouvel ensemble.
Nicolas Lacombe, conseiller général de Nérac, peut être fier du résultat qui démontre qu’il est possible de transformer radicalement un équipement existant avec un budget de 4 millions d’euros. Cette opération inscrite dans le protocole de baignade Conseil régional / Conseil général a donc été soutenue financièrement par les deux collectivités : respectivement 848 000 € et 300 000 €.
La convivialité du lieu
Comme pour rappeler sa vocation initiale, la nouvelle piscine assure une transition douce entre l’intérieur et l’extérieur. Les choix techniques adoptés contribuent à cette impression sereine et paisible du lieu. Les nombreuses vitres de la toiture et les larges baies vitrées périphériques traitées anti‑UV distribuent généreusement une lumière tamisée. Le traitement acoustique de la toiture de faible hauteur participe à la convivialité du lieu et à cette connivence recherchée avec l’eau. L’aspect le plus novateur réside dans le choix d’un revêtement en résine époxy et fibre de verre utilisé pour réaliser l’étanchéité du bassin et l’ensemble des aires de circulation.
Initiation à la natation
La piscine a vite été intégrée dans l’emploi du temps des établissements scolaires de la ville. Les quelque 500 élèves des écoles primaires et du collège bénéficient ainsi dans des conditions idéales de proximité des trente heures d’initiation prévues par l’éducation nationale. La structure constitue un réel pôle d’attrait pour l’ensemble des enfants de la communauté de communes. La pédagogie d’initiation développée par l’équipe des cinq maîtres nageurs se veut ludique et joyeuse. Elle associe aussi les instituteurs. C’est une « démarche basée sur l’envie et la confiance en soi », souligne Muriel Moroni, responsable du site.
Au‑delà des scolaires, l’utilisation de la piscine s’élargit à d’autres publics et suscite de nombreuses initiatives. Une école municipale de natation est déjà en place et un club de natation sportive va s’ouvrir. À partir de début novembre, à l’initiative d’une maître nageuse, des stages d’initiation au sauvetage permettront à ceux qui le souhaitent de suivre ensuite la préparation au brevet de sauveteur‑secouriste*. Enfin, pour les enfants de plus de 12 mois, un jardin aquatique, sous la responsabilité des parents, ouvre courant septembre.
*BNSSA : Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique.


