47 Magazine - 73 : Juillet 2026

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3 questions à Daniel Borie

Le Département a enclenché son Plan routes et déplacements du quotidien (PRDQ). De quoi s’agit-il ?

Après avoir concentré nos efforts sur le désenclavement du territoire et l’interconnexion des agglomérations via les axes principaux, chantiers auxquels nous avons consacré 130 millions d’euros, nous nous concentrons en effet désormais sur les routes du quotidien. Avec ce plan, notre intervention porte prioritairement sur le réseau secondaire avec une programmation qui dépasse les 200 M€ à l’horizon 2030.

Quelles sont vos priorités ?

D’abord, nous priorisons les axes empruntés tous les jours pour les trajets domicile-travail et les services de proximité. Il représente un linéaire de 1 655 km (sur 3 000 km) de routes soumises à un fort trafic et aux intempéries. La deuxième priorité, sur un territoire rural comme le nôtre, est de renforcer la sécurité par des aménagements ciblés. À titre d’exemple, 40 km d’écrans motos ont déjà été installés sur des points de dangerosité identifiés en lien étroit avec les associations de motards.

Et les mobilités douces ?

Le plan comprend justement un volet cyclable très ambitieux, prévoyant à terme un réseau de 700 km de pistes sécurisées [lire page 7]. Nous accompagnons ainsi les nouveaux usages. Les pratiques évoluent rapidement, et désormais le vélo n’est plus réservé qu’à la ville intra-muros. Nous devons aussi être à la hauteur de ce défi. Le PRDQ va dans le sens de l’histoire : éviter une fracture sociale et territoriale, accompagner la révolution des mobilités, développer l’attractivité du département. Le Lot-et-Garonne est sur la bonne voie !

Daniel Borie,
Vice-président en charge de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de la mobilité.

3 000 km de routes départementales

Les routes départementales constituent la colonne vertébrale du maillage routier local.

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Routes

Routes départementales Au-delà du bitume

Les routes départementales forment un réseau de 3 000 km géré par le Département. Elles assurent les liaisons inter-urbaines, facilitent la desserte des zones rurales et soutiennent l’activité économique et touristique des territoires. Artères de proximité, elles jouent donc un rôle majeur dans l’aménagement du Lot-et-Garonne. Entretien, modernisation, sécurité, impact environnemental… le Département prend soin des routes qui lui ont été confiées et fait évoluer le réseau vers une adaptation aux usages contemporains. Car les RD, c’est tout une histoire…

Derrière chaque borne frappée d'un « D » et d'un numéro se cache une histoire de plus de deux siècles. Elle débute officiellement en 1811, date à laquelle une distinction est faite entre les grandes routes de l'État et celles relevant des Départements. Déjà, la route apparaît comme un outil stratégique : elle transporte les marchandises, facilite les échanges et participe à l'unité du territoire. Car la question des distances a toujours façonné l'action publique. Lors de la création des Départements, en 1790, une règle simple guide les décideurs : aucun habitant ne doit se trouver à plus d'une journée de cheval du chef-lieu. Aujourd’hui, l'enjeu est le même surtout dans un département rural où la mobilité reste une condition essentielle de l'accès à l'emploi, aux soins, à l'école ou aux services publics. Artères de proximité, les routes départementales (RD) irriguent le territoire, assurent la liaison entre les communes, connectent les bassins de vie et prolongent les grands axes nationaux.

Leur gestion a elle aussi évolué au gré des décentralisations débutées dans les années 1980. Les Départements ont vu leurs responsabilités se renforcer, et une étape décisive est franchie en 2004 : une partie du réseau national leur est transférée, à l'image de l'ancienne RN113 devenue RD813. Aux kilomètres supplémentaires s'ajoutent des compétences, des moyens techniques et des agents spécialisés issus des services de l'État. Cette évolution illustre la capacité d'adaptation du Département. Gérer une route, ce n’est pas seulement réparer une chaussée, c’est aussi sécuriser les déplacements, anticiper l'usure des infrastructures, prendre en compte les épisodes climatiques, accompagner les nouvelles mobilités…

Au final, c'est un choix d'aménagement, un levier de développement économique, un facteur de cohésion territoriale.

3 questions à Daniel Borie 3 000 km de routes départementales Les routes départementales

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