Quatre heures, au moment de la sortie de l’école. Léa enfourche son vélo et rentre tranquillement avec ses copines vers l’écoquartier de Monplaisir par la voie douce arborée. Ses parents sont toujours au travail, mais Clémentine, la mamie‑d’à‑côté, veille et prépare déjà les tartines de confiture pour le goûter. Jean, agriculteur à la retraite, taille les haies. Installé au rez‑de‑chaussée du petit collectif, il a proposé de participer à l’entretien des espaces verts. En réalité, Léa et ses parents vont devoir patienter encore quelques mois avant de s’installer dans leur nouvelle maison de Monplaisir, avec les quelque 42 autres premiers résidents de l’écoquartier.
Ce nouveau quartier mise sur le développement durable et prône la diversité. Des thématiques que soutient Michel Esteban, vice‑président en charge du Développement durable au Conseil général. Une diversité qui se décline dans l’organisation de l’espace : 40 % des 7 hectares seront consacrés à des équipements et à des aménagements collectifs (cheminements piétonniers ou semi-piétonniers paysagers, prairies, aires de jeux, allées arborées). Elle s’exprime aussi à travers les personnes de différents horizons qui envisagent de s’y installer et qui pour l’instant participent aux réunions d’information : familles en activités, jeunes retraités ou seniors. Chacun pourra choisir son type d’habitation : logements pavillonnaires, maisons mitoyennes ou petits collectifs. L’écoquartier opte pour des logements bio‑climatiques, c’est‑à‑dire implantés nord‑sud sans vis‑à‑vis, et équipés d’un système de récupération et de stockage des eaux pluviales. L’opération comptera à terme 129 logements, qui seront réalisés en quatre tranches, mais l’ensemble du quartier sera prévégétalisé dès la première opération. L’équipe de maîtrise d’œuvre Métaphore a synthétisé dans le projet deux années de concertation avec les différentes parties prenantes. Elle est l’interlocutrice privilégiée des futurs acquéreurs et les aide à concevoir leur logement dans le respect du cahier des charges. Objectif : tirer au mieux partie de toutes les possibilités de bien vivre qu’offre l’écoquartier.
Dans un contexte de rareté du foncier, l’opération parvient à offrir, grâce à l’implication financière des collectivités territoriales (près de 30 000 € du Conseil général pour l’étude et les aménagements paysagers), des parcelles de terrain à des prix adaptés aux ressources des ménages locaux. Un nouveau mode de vie s’offre alors à eux.



