Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, dit-on. Mais que faut-il entendre par « déchet » ? Il s’agit des produits que nous avons achetés et dont nous nous sommes débarrassés. La prévention vise à contrôler cet abandon, d’un point de vue quantitatif (qu’il y en ait moins) mais aussi qualitatif (qu’ils soient moins nocifs). Si l’on veut réduire la production de déchets du département (près de 100 000 tonnes/an), nous devons intervenir à trois niveaux de la vie d’un produit : sa fabrication, sa distribution, et sa consommation.
L’enjeu est de taille. D’une part la question de l’impact environnemental des activités humaines est de plus en plus préoccupante. D’autre part, les coûts de collecte et de traitement augmentent sans cesse. Aussi, pour conserver un équilibre économique et durable, c’est maintenant qu’il faut agir ; et ce, aussi bien au niveau des collectivités, des entreprises que des particuliers.
Pour ce faire, le Smival 47 a signé avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) un accord cadre pour mettre en place un programme local de prévention des déchets. La démarche du syndicat se déroule en trois temps. Tout d’abord, un diagnostic du territoire prend en compte l’ensemble des Lot‑et‑Garonnais, que ce soit la population, les associations ou les organismes.
La seconde phase consiste en une concertation avec les acteurs du territoire, au travers de cinq ateliers thématiques autour de la gestion et la production de déchets. À la suite de cette concertation, un programme a pu être élaboré. Quinze actions seront prochainement mises en œuvre : composter plus, réduire l’utilisation de produits dangereux, éviter le gaspillage alimentaire ou utiliser l’autocollant « Stop Pub »… Ce programme vise en premier lieu à réduire de 7 % la quantité d’ordures ménagères produites par habitant et par an d’ici 2017, soit environ 25 kg/habitant ; mais il cherche aussi à diminuer l’usage des produits dangereux pour l’environnement.
Le président du Smival 47, Jacques Bilirit, reconnaît le caractère « ambitieux » du programme mais reste confiant. Si les petits gestes individuels s’associent à un effort collectif, les résultats seront au rendez‑vous. Aussi conclut-il par un appel qui s’adresse à chacun de nous : « Compostage, réemploi, don, consommation responsable… chaque geste compte pour relever ce défi ! »


